Les pas de nos fondateurs

 
I. Origines

     La Congrégation des Religieuses Franciscaines de Très-Saint-Sacrement de Troyes (actuellement les Clarisses de l’Adoration Perpétuelle) fut fondée par M. l’Abbé Jean-Baptiste Heurlaut, curé de Maizières-lès-Brienne (Aube), après son entrée chez les Capucins de la Province de France, où il prit le nom de Père Bonaventure.


     Il songeait, tout jeune encore, à fonder dans sa paroisse une petite communauté de religieuses. Il trouva, pour réaliser ce dessein, l’aide d’une jeune fille dont il connaissait les secrètes aspirations à la vie du cloître, et que distinguait un ardent amour pour la Sainte Eucharistie. Cette jeune fille s’appelait Joséphine
Bouillevaux.


     Née à Maizières, le 1er juin 1820, la solennité de la Fête-Dieu par une coïncidence touchante, Joséphine fut formée à la foi et à la piété dans une famille très pieuse et fidèle aux pratiques religieuses. Après le commencement de l’école à Maizières-lès-Brienne, M. l’Abbe Heurlaut est parti pour être un missionnaire diocésain. Il continua de voir Joséphine et sa tante Jeanne, les instructrices de l’école, et il transforma la direction de l’école en communauté avec une règle. Rien ne faisait pressentir la nature de sa prochaine évolution.


     De son coté, le fondateur, se sentant appelé à une vie plus parfaite, cherchait la route où il devait s’engager pour répondre aux dessins de Dieu. Il veut entrer chez les Pères Capucins. L’Abbé Heurlaut s’ouvrit loyalement à ses futurs Supérieurs son dessein pour la communauté à Maizières. Le Général des Capucins lui dit : « Entrez d’abord au noviciat ; après votre profession, l’Ordre vous aidera de son mieux à fonder une communauté de Sœurs Franciscaines. » Le 25 mars 1851, au jour qui rappelle au monde le grand mystère de piété « ou Jésus prit, au sein de la Très Sainte-Vierge, sa première forme d’Hostie » , l’Abbé Heurlaut, fondateur d’un institut essentiellement eucharistique, revêtait à Marseille les livrées franciscaines et prenait le nom de Père Bonaventure.


     Un an plus tard, à Paris, il recevait Mlle Bouillevaux à la profession dans le
Tiers-Ordre de Saint-François et lui donnait le nom de Sœur Marie de Sainte-Claire. Par là, s’affermissaient dans l’unité d’un même esprit, les liens surnaturels de ces deux âmes d’élite.


     Le 8 décembre 1854, jour de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, Sœur Marie de Sainte-Claire avait placé, sous le patronage et la sauvegarde de la Vierge Marie, ses pieux projets, ses désirs, ses espérances et ses craintes. Elle Lui avait confié par un acte de consécration toutes ses filles présents et futures ; c'était le commencement officiel de notre Ordre. Le 15 décembre 1854, jour octave de l’Immaculée Conception, Père Bonaventure revêtit les quatre premières postulantes. La Mère Marie de Sainte-Claire, comme
fondatrice et plus ancienne de la maison, fut établie Supérieure.


     Père Bonaventure nourrissait depuis longtemps le désir de transférer à Troyes, son diocèse d’origine, la Congrégation naissante. Le 15 juillet 1856, la petite colonie s’installait définitivement à Troyes, la ville qui a donné naissance au Pape de la Fête-Dieu, Urbain IV. Le 1er août de la même année, la chapelle a été bénie et placée sous le patronage de Notre-Dame des Anges, et l’Evêque de Troyes, Monseigneur Cœur, accordait l’exposition perpétuelle de Très Saint Sacrement. Depuis, l'Ordre a gardé l'Adoration interrompu, jour et nuit.


     En 1868, le Bienheureux Pape Pie IX accordait le Décret d’érection du monastère. L’approbation définitive fut accordée par le Souverain Pontife en 1899. L’Institut était définitivement une Congrégation de droit pontifical.


     En 1866, deux Religieuses polonaises vinrent se réfugier au monastère de Troyes, et y faire profession. Cinq ans plus tard, le 28 avril 1871, elles ont retourné en Pologne pour y fonder le deuxième monastère de l’Institut, sous la direction de la Servante de Dieu Sœur Marie de la Croix Morawska. De cette branche polonaise, plusieurs monastères ont été établis aux autres pays.

II. Le Rayonnement de Notre Ordre

     Dieu a semé en terre Champenoise et, en cette année 2008, trente-quartre Monastères sont répartis dans le monde—foyers Eucharistiques, rayonnant « le Soleil d’Amour » comme aimait l’appeler Mère Marie de Ste. Claire. Deux monastères en France—Troyes et Castelnaudary—huit en Pologne, un en Allemagne, un en Autriche, sept aux Etats-Unis, treize en Inde, deux en Bangladesh.
     Mère M. Angelica, qui a fondé un de nos monastères américain en Alabama, a fondé aussi un réseau de la télévision catholique, EWTN, qui rayonne le Verbe Éternel, Jésus Christ, au monde entier par tous les moyens électroniques.
La flamme de l’action de grâces s’est vraiment allumée à travers le monde. Toujours, près de Jésus dans l’Eucharistie, les Clarisses de l’Adoration Perpétuelle veulent continuer à dire « Merci »--à vivre leur belle devise : « Rendons grâce à Dieu par Jésus au Très Saint Sacrement. »

Deo Gratias!Les Religieuses Franciscaines du Très-Saint-Sacrement de Troyes


 

Quelques

images de notre

 histoire....